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"Sélectivité et pêche durable"

Lorient, le 15 novembre 2011


Colloque de l'Aglia à Saint-Malo

4 avril 2011. Adeline L'Honen, vice-présidente assistait au colloque de l'Aglia "Définir la pêche et l'aquaculture durables" C'est l'enjeu de la future Politique Commune de la Peche.

Adeline L'Honen est intervenue sur le thème: "la conchyliculture, un sujet d'intérêt communautaire.

Réunion des Régions de l’Arc Atlantique de la CRPM à St Jacques de Compostelle en Galice

14 et 15 janvier 2011

Adeline l'Honen représente les Pays de la Loire à St Jacques de Compostelle. L'objet de cette réunion était de formuler des propositions communes pour la nouvelle PCP (Politique commune de la pêche)


Adeline L'Honen devant le "Danube Highway" qui fait le trajet St Nazaire-Vigo en Espagne

Réforme de la Politique Commune de la Pêche

A. L’Honen et une délégation de l’ARF à Bruxelles pour défendre les secteurs de la pêche et de l’aquaculture dans les Régions françaises

Adeline L’Honen, Conseillère régionale des Pays de la Loire était les 15 et 16 mars à Bruxelles avec d’autres élus régionaux de la commission Pêche de l’Association des Régions de France (ARF). Les Régions françaises sont en effet venues rencontrer les décideurs européens en charge de la réforme de la Politique Commune de la Pêche (PCP).
Les élus des Régions Aquitaine, Basse-Normandie, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas de Calais et Pays de la Loire ont ainsi défendu les pêcheurs et aquaculteurs dont l’activité est fortement impactée par les décisions prises à Bruxelles.


Représentants de la Commission européenne, députés européens, et Conseil de l’Union européenne (Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne) : toutes les institutions européennes ont été sensibilisées aux préoccupations des Régions françaises.

Ces rencontres ont été l’occasion de présenter à leurs interlocuteurs leur souhait :

De développer une pêche durable et innovante basée sur les dimensions sociale, économique et environnementale ;

De créer un référentiel européen de la pêche durable reposant sur des critères tels que l’emploi, la performance énergétique des navires, la qualité et la traçabilité des produits, etc ;

De renouveler et moderniser la flotte dédiée à la pêche ;

De soutenir les secteurs de la conchyliculture à travers des mesures de crise, et une réelle prise en compte de ces secteurs dans les futures propositions législatives relatives à la réforme de la Politique Commune des Pêches ;

D’impliquer davantage les Régions dans le processus de gouvernance et dans la mise en oeuvre des politiques et fonds communautaires dédiés à la pêche et à l’aquaculture.

Pour Adeline L’Honen, « l’avenir de la pêche ne peut en effet se construire avec une flottille dont la moyenne d’âge dépasse les 25 ans. La pêche, c’est une identité, une culture et un savoir-faire, c’est aussi une filière économique génératrice d’emplois. Pour conserver ce savoir-faire ainsi que notre identité maritime, il faut donner aux jeunes une vision d’avenir. Cela passe aussi par une meilleure identification des produits européens de la mer sur le marché afin de les valoriser au mieux face à des importations croissantes. Et ces importations doivent être soumises aux mêmes exigences sanitaires et environnementales de la PCP que les produits européens. »

Toutes ces revendications exprimées par les Régions françaises ont été reprises dans le cadre d’une position commune de l’Association des Régions de France, qui sera transmise aux autorités nationales et communautaires à l’issue de ce déplacement.

LA COMMISSION ARC ATLANTIQUE DE LA CRPM s’inquiète pour l’avenir DE LA PECHE EUROPEENNE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Rennes, 15 juillet 2011

Face aux propositions de la Commission européenne de « Reforme de la Politique Commune de la Pêche (PCP) » présentées mercredi 13 juillet par la Commissaire aux Affaires Maritimes Maria Damanaki, la Commission Arc Atlantique de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM), s’inquiète pour l’avenir de la pêche dans les Régions maritimes.
« Après deux ans de concertation entre Commission européenne, Etats membres, ONG et représentants du secteur halieutique, aujourd’hui nos attentes n’ont pas été satisfaites car les solutions proposées en termes de modernisation, innovation et sécurité à bord ne sont pas à la hauteur des besoins de la flotte européenne» a affirmé Rosa Quintana Carballo, Ministre pour la mer de la Région Galice (ES) et Présidente du « Groupe de Travail Pêche » de la Commission de l’Arc Atlantique. Elle ajoute que le manque d'intégration des impacts socio-économiques de cette politique au même niveau que les considérations environnementales pourrait conduire à des effets négatifs importants, en particulier en termes de pertes d'emplois et de croissance économique. Dans ce sens, Quintana Carballo indique «son insatisfaction par rapport à l’absence d’aides explicites à toutes les activités de pêche durables, y compris la pêche artisanale, tout en soulignant que l’avenir du secteur sera lié à la préservation et au soutien de ces activités, qui soutiennent la dynamique économique et assurent le maintien de la population dans les zones côtières».
Les Régions Atlantiques de la CRPM pensent que la sélectivité est essentielle pour réduire les rejets, mais que le débarquement de toutes les captures pose un certain nombre de problèmes. Elles craignent notamment que les débouchés économiques (transformation en farines animales) que la Commission européenne propose pour les captures sous taille ne permettent pas de répondre à l'objectif environnemental initial. Elles regrettent également le modèle de gouvernance proposé puisqu’il correspond à une renationalisation de la PCP ne donnant pas la possibilité aux Régions de jouer un rôle, notamment dans l’analyse et la gestion des pêcheries, à la hauteur des enjeux socio-économiques qu’elles représentent dans le secteur européen des pêches. Leur absence des Comités Consultatif Régionaux (CCR) en tant que membres de droit en est une illustration. 

Parmi les autres Régions de l’Arc Atlantique, Isabelle THOMAS, Vice Présidente du Conseil Régional de Bretagne en charge de la mer et de la protection du littoral, s’attendait à ce que « la Commission introduise un référentiel de pêche durable ainsi qu’un cadre législatif pour la création d’un label de qualité européenne pour les produits de la pêche, de la conchyliculture et de la pisciculture ». Enfin, par rapport au volet extérieur de la PCP, Adeline L’HONEN, Conseillère régionale des Pays de la Loire, en charge de la pêche, de l'aquaculture et de la saliculture, souligne que : « Alors que nous importons plus de 70% de la consommation européenne des produits de la Mer, nous demandons également que ces importations soient soumises aux mêmes exigences sanitaires et environnementales de la PCP que les produits européens ».

Les Régions de l’Arc Atlantique souhaitent une politique durable plus ambitieuse véritablement tournée vers l’avenir de la pêche de la conchyliculture et sont mobilisées pour travailler ensemble. La CRPM présentera sa réaction aux propositions de la Commission européenne sur la « Réforme de la PCP » lors de son Assemblée Générale qui se tiendra du 28 au 30 septembre prochain à Aarhus (Danemark).

Colloque de l'Aglia, intervention d'Adeline L'Honen

La Conchyliculture, une activité d’intérêt communautaire

La conchyliculture est une activité importante pour les littoraux, mais la conchyliculture est aujourd’hui en crise.

Pour aider la filière à surmonter cette crise, il faut des mesures d’urgence, mais il faut également mettre en place des mesures pour préparer l’avenir.

Les élus régionaux sont mobilisés dans ce sens, mais la profession a également besoin d’un soutien de l’Union Européenne ; il en va de la survie de nos entreprises.


1-La conchyliculture est une activité structurante du littoral Manche/Atlantique

Même si son poids économique en matière d’emplois directs n’est pas gigantesque (environ 1500 emplois dans la Région Pays de la Loire et 18400 emplois directs sur le territoire national) la conchyliculture permet de faire vivre des communes littorales à l’année.
Qui plus est, c’est une activité qui procure de l’emploi aux femmes qui sont souvent les premières touchées par les conséquences de la crise économique que nous traversons.

Au-delà de ces aspects économiques, qui restent primordiaux, l’activité conchylicole produit d’autres bénéfices pour l’ensemble de la société qui sont loin d’être négligeables.

Cette activité assure en particulier un équilibre en matière d’aménagement du territoire en entretenant et en aménageant des espaces sensibles écologiquement très riches.

C’est aussi dans cet esprit que l’on assimile les conchyliculteurs à des "sentinelles de l’environnement" tant leur production, qui est directement dépendante des bonnes conditions du milieu, peut constituer un outil d’alerte pour détecter toute détérioration ou dégradation des milieux aquatiques.

La conchyliculture constitue également une composante essentielle de l’identité de nos Régions… Que serait Cancale sans ses huitres, la baie de l’Aiguillon sans ses moules…?

Cela n’est pas anecdotique, car ces éléments forts de l’identité régionale sont des atouts importants pour promouvoir un territoire et constituent, ne serait-ce que sur le plan touristique, des facteurs d’attractivité porteurs de richesses.

2-Aujourd'hui, la crise

Comme nous le savons tous, l’ostréiculture traverse une crise majeure liée aux mortalités des jeunes huitres creuses et personne ne peut présager de l’évolution de la situation à moyen et à long terme.
Des initiatives ont été prises pour tenter de palier cette situation dramatique pour les producteurs.
  • Par la diffusion de naissain potentiellement plus résistant à partir de souches déjà sélectionnées,
  • Par la mise en œuvre d’un programme de sélection génétique à moyen terme,
  • Egalement par des aides financières via la procédure des calamités agricoles.

3-AIDES aux échelles régionales et interrégionales

La violence de la crise subie aujourd’hui par la filière nous oblige à être tous mobilisés pour essayer de trouver des solutions et accompagner la profession dans ses stratégies de pérennisation.

C’est une volonté forte des élus régionaux, d’autant que le développement économique est une des compétences des Régions,

En ce qui concerne les Pays de la Loire,

un plan d’action conchylicole régional a été récemment voté, qui vise à la fois
  • à soutenir les professionnels du secteur pendant la période de crise,
  • à appuyer la recherche appliquée dans un objectif de prévention et de maîtrise des mortalités,
  • mais aussi à préparer l’avenir de la filière.

Je vous citerai en exemple, parce que j’y suis très attachée, le soutien apporté par la Région des Pays de la Loire à la mise en œuvre d’une Plateforme Régionale d’Innovation ostréicole sur le site de Bouin, qui pourrait devenir la tête de réseau des centres techniques nationaux.
Je suis intimement convaincue que l’avenir de la filière ostréicole passe par cette PRI.

Alors une PRI c’est quoi ?

C’est d’abord une innovation de la Région des Pays de la Loire. Plusieurs PRI sont déjà initiées dans d’autres filières :

Comme pour toutes PRI, la PRI de Bouin est positionnée comme une station ouverte favorisant la convergence entre les entreprises, les organismes de recherche, les centres techniques et les structures de formation.

Sa finalité est d’aider les entreprises du secteur à innover, en mettant à leur disposition

  • des lieux d’expérimentation et de réalisation de projets,
  • des ressources et des moyens technologiques,
  • des espaces de mutualisation et de partage ;

Plus précisément ,ce projet vise à aménager la station d’Ifremer de Bouin et à compléter le dispositif existant afin :

  • de développer des procédés de sauvegarde et de détoxification des mollusques,
  • de sécuriser le pré-grossissement et l’élevage d’huîtres tétraploïdes
  • de créer une écloserie-test pour les souches d’huîtres creuses exotiques en provenance du Japon notamment.

Vous avez bien compris qu’en plus du financement , la Région a un rôle de facilitateur. Ce projet est co-financé avec l’Etat.

La Région des Pays de la Loire a mobilisé 1 240 000 euros pour la PRI de Bouin.

Nous avons également voté dans le cadre du budget 2011 une ligne financière de 1 250 000 euros.

Sur 3 axes d’interventions:

Axe 1 : accompagnement des entreprises ostréicoles à court terme

  • Avec la reconduction du plan de réensemencement pour 2010-2011
  • Avec la diversification des productions sur les concessions
  • Avec la reconduction d'études notamment celles réalisées par le SMIDAP
  • Avec la diversification des activités des exploitations. Dans ce cadre la région intervient par des aides à la formation

Axe 2 : Prévention et maîtrise des mortalités via des programmes de recherche appliquée

Axe 3 : Préparer l’avenir de la filière

Améliorer la connaissance de la filière grâce à un observatoire régional conchylicole et projets d’audits socio-financiers des entreprises qui le souhaitent

L’ensemble des Régions littorales se mobilise pour faire face à cette crise.

Des actions sont entreprises à l’échelle inter-régionale. Par exemple, à travers l'Aglia , les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou Charentes et Aquitaine se mobilisent pour essayer de trouver des solutions en commun et mutualiser leurs moyens d’action.

D'autre part au sein de l'ARF, association des Régions de France, l’ensemble des régions littorales se mobilise pour que l’aquaculture et la conchyliculture soient enfin pleinement intégrées dans la future PCP et afin qu’une véritable Politique Commune des Pêches et de l’Aquaculture voit le jour.

Comme je le disais en introduction, nous avons besoin de l’Union Européenne pour nous aider à pérenniser les activités conchylicoles.

Les activités conchylicoles et leur importance socio-économique sont sans doute insuffisamment reconnues par l’Union Européenne.

Si le poids socio-économique de la filière est important en France, ces activités sont présentes à différents niveaux dans tous les pays européens maritimes.

Il convient donc que cette activité trouve toute sa place dans la future PCP et que des moyens financiers conséquents puissent y être consacrés.

Bien évidemment, comme c’est le cas aujourd’hui, ces moyens pourront être complétés par des soutiens régionaux.

C’est le message que nous avons porté ENSEMBLE à Bruxelles les 15 et 16 mars

Nous avons défendu cette position lors de notre rencontre avec les institutions européennes.

Nous avons à chaque rencontre présenté la situation de la conchyliculture française et plaidé pour une mobilisation de l’Union Européenne sur la question.

Nous demandons également une meilleure prise en compte des questions touchant à la qualité des milieux et à l’aménagement concerté du littoral.
Sur ces questions l’Union Européenne a un rôle capital à jouer, dans le cadre de la Politique Commune des pêches, comme dans d’autres politiques touchant l’environnement et la santé

Mais pour nous, il faut également que l’Europe intervienne au niveau du Marché face à des importations croissantes des produits de la Mer au détriment des produits locaux, nous proposons :

  • l’instauration d’une certification publique des produits de la mer européens, afin qu’ils soient facilement identifiables par le consommateur;
  • que ces importations soient soumises aux mêmes exigences sanitaires et environnementales de la PCP que les produits européens.